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Sainte-Croix de Caderle

      L'histoire de Sainte Croix de Caderle,
 est principalement liée aux événements de la « Guerre des Cévennes » et à la ville d'Anduze qui devint l'un des principaux centres de ralliement des protestants au cours des XVIIème, XVIIIème siècles. En juin 1622, le duc de Rohan organisa à Lasalle, au pied de Sainte Croix de Caderle, l'assemblée générale de la province du Languedoc.

De nombreux prédicants étaient originaires de la vallée de la Salendrinque, tels que jean Manoél d'Algues et jean Roques. En 1687, ces derniers furent interpellés au hameau de Sainte Croix où les mas isolés constituaient des lieux privilégiés lors des assemblées.

Devant la multiplicité des réunions dans le village, les armées du Capitaine de la Haye surprirent et arrêtèrent une quarantaine de personnes, hommes et femmes, en 1701.

Une troupe de Dragons s'installa de 1704 à 1711, dans la maison presbytérale et dans deux demeures du hameau afin de poursuivre les protestants. Les charges d'imposition appauvrirent la population locale, qui malgré les persécutions et les abjurations forcées, demeura majoritairement fidèle aux doctrines calvinistes. Les sources archivistiques mentionnent l'existence d'une église à Sainte Croix de Caderle à partir de la seconde moitié du XVème siècle.

En 1464, Guigon de Montvaillant, seigneur du château de Montvaillant, forteresse implantée sur le promontoire faisant face à l'église, reçut l'acte de rémission de droit d'héritage de son frère, dans le cimetière de Sainte Croix, en présence de plusieurs témoins. L'image de l'église primitive se dessine principalement à travers les plaintes des prieurs, régulièrement identifiés à partir de 1580. Ces derniers établirent plusieurs constats sur les dégradations et les pillages commis dans l'édifice durant la révolte des camisards. Entre 1712 et 1788, les procès verbaux des visites épiscopales et les devis adressés aux consuls révèlent plusieurs campagnes de travaux afin de réparer, selon les volontés des évêques d'Alès, au plus vite l'église pour pratiquer les offices. Des maçons locaux interviennent sur la toiture qui présentait de nombreuses gouttières, sur une chapelle qui est décrite comme étant effondrée, sur les portes et les fenêtres qui apparaissent souvent brisées et sur les enduits endommagés par les infiltrations des eaux de pluie.

Des travaux de restauration sont également exigés par les prélats sur l'ensemble du mobilier liturgique : croix, calices, chandeliers, devants d'autel, bénitiers. Suite à la vente aux enchères des biens de l'Eglise, l'église et le cimetière furent cédés à la commune de Sainte-Croix de Caderle en 1802.






 
                                    La  chapelle de Sainte-Croix de Caderle.
                                                Par Sophie Aspord-Mercier
                                    Docteur en histoire de l'art et archéologie -Archéologue
 Voûte d'ogives de la chapelle sud
 Coupe nord-sud de l'église.
Vue intérieure de la nef